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Full text of "Eau admirable, dite de Cologne, de Jean-Marie Farina [Prospectus médicaux et pharmaceutiques]"

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PAR BREVETS 



JAÜ ADMIRABLE, 

DITE DE COLOGNE, 

De JEAN-MARIE FARINA, ancien Distillateur, de Cologne, breveté Fournisseur de 
Sa Majesté le Roi de Prusse et de sa Maison, de S. A. S. Monseigneur le duc d’Orléans, 
de S. A. L l’Archiduchesse Marie-Louise d’Autriche, et de plusieurs Princes des Cours 
de France et étrangères ; 

A PARIS } rue Saint-Honoré, N® 33 i, vis-à-vis le marché des Jacobins, 

Ç-ette Eau, qui n’a cessé de jouir depuis le i 3 janvier 1717, de la plus grande réputa¬ 
tion , et qui la mérite à tous égards, consacre à la reconnaissance publique les noms de 
Paul Féminis, qui en fut l’inventeur; de Je an-Antoine FARINA, a qui le secret en fut 
confié, et qui le transmit à Jran-Mabie FARINA, son petit-fils: ce dernier a justifié 
1 excellence de cette Eau , par les titres honorables qu’il a obtenus des Cours de France, 
de Prusse, et de plusieurs Princes français et étrangers, et notamment par l’approbation 
flatteuse delà Commission des Remèdes secrets, nommée à Paris le 18 août 1810, et dont 

1 « sieur FARINA a reçu l’extrait de Son Excellente lo l’i—- 

Jkan-Makik FARINA n’a point la prétention d’annoncer son Eau comme un remède 
universel contre toutes les maladies qui affligent l’espèce humaine, ( la raison ne saurait 
admettre l’excellence d’nn pareil remède) ; mais tout lui fait uae loi d’en publier les 
propriétés et les vertus. 

Egalement nécessaire à la toilette des Dames comme à celle des Hommes, elle a le 
mérite, comme Eau aromatique , spiritueuse et odoriférante, étant mêlée avec de l’eau, 
d'adouoir,-de fortifier la peau, en s’en frottant après le bain; de ranimer les espriis 
vitaux ; de rétablir et de donner du ton aux nerfe et aux vaisseaux : relativement à son 
usage intérieur, étant mêlée avec du vin ou du bouillon, elle donne de la vigueur à 
l’estomac et aux nerfs affaiblis par une canse quelconque. 

Salutaire et agréable pour la toilette des Hommes et des Dames , elle rafraîchit égale¬ 
ment toutes les parties du corps, conserve son odeur douce, et maintient lu peau 
fraîche. Les personnes qui ont fait usage de mon Eau de Cologne ne peuvent s’em¬ 
pêcher d’en faire l’éloge, et d’en proclamer les propriétés bienfaisantes. 

Lorsqu’on voudra prendre un bain salutaire, on aura soin de verser dans la baiguoire 
une fiole, et même denx.de mon Eau : en renouvelant cette opération deux fois la 
semaine, et pas davantage, on ne tardera pas à en ressentir les heureux effets. Ceux 
‘l ul ne sont point dans l’usage de se baigner régulièrement, imbiberont un mouchoir 
blanc d uu tiers d Lan oe Cologne et de deux tiers d’eau de fontaine, et s’en frotte¬ 
ront toutes les parties du corps; pénétrant dans l’intérieur , elle maintient le corps frais, 
apaise on met un terme à la douleur, et fait disparaître les boutons provenant de 
l’âcreté d’un sang échauffé. 

Cette Eau, reconnue depuis son origine, favorable à la propreté' de la tête, en dissipa en 
même temps lesmaux ; elle a aussi la vertu d’empêcher les cheveux de blanchir et de grisonner..' 

Si, sur la surface du corps, elle produit un bien aussi sensible, elle en opère encore 
un plus grand dans Vÿssérum, 



Prise iriie'iieurement «ne nn plusieurs foi# ïa semaine, dans la dose de cinquante jus¬ 
qu’à soixante gouttes, c'est-à-dire, toujours un tiers d’Eau de Cologne dans du vin 
blanc, de l’eau de fontaine, du bouillon ou autre liqueur saine et convenable, ob ne 
tarde pas à en ressentir les heureuses influences. 

Si on la prend dan# du bouillon , il faut avoir la précaution qu’il ne soit pai trop 
chaud, dans la crainte qu’une chaleur trop excessive n’en fasse évaporer Jes partit» les 
plus volatiles et les plus spiritueuses. 

Si Ton s’eu sort extérieurement, on doit s’en frotter les tempes, le pouls, les join* 
tures, l’épine du dos, enfin toutes les parties affligées, 

O» l’emploie avec le plus grand soin contre le mal caduc, l’apoplexie, la paralysie, le 
tremblement, la roideur du cou, les catbarres causés par les humeurs froides, et générale¬ 
ment toutes !es maladies mercurielles ou pituiteuses,particulièrement celles du cerveau,en 
prenant delà même manière trois fois la semaine, la dose que nous avons indiquée ci-<^gssu*. 

Elle est un antidote souverain contre presque toutes les espèces de venin , et un pré^ 
srrvatif excellent coatre la peste et les ravages dés épidémies, ea en prenant inléiieura- 
m-tnt, suivant la dose prescrite plus haut. 

Elle calme la migraine, si l’on eu respire par les narine*, en forme d’etthitie* 

Ouvrant avec un’égal succès les obstructions du foie, de la rate, des reins, du mésentère 
et d’autres parties nobles du corps humain , elle enquérit les maladies qui en dément, 
porome la jaunisse, les catharres, la puanteur d’haleine, etc., etc., en s en servant inté>- 
rieuremcnt deux ou trois fois la semaine, et la prenant dans la dose prescrite ci-dessu*. 

Aensède souverain contre la colique, elle a aussi la venu de calmer les douleur* do 
l’estomac, quand on y applique une croûte brûlée et imbibée de cette Eau , ou en pre»- 
nant intérieurement, suivant la dose mentionnée plus haut. 

Ella dissipe les douleurs de côté et les fausses pleurésies causées par des ventosités eu 
des fluxions froides, si ou en frotte la partie affectée, et qu’on y mette un linge chaud 
On s’en sert toujours avec avantage contre les tumeurs qui proviennent des chutes et des 
contusions, résolvant le sang caillé, et empêchant par sa force la putréfation et la gangrène» 
Un finga trempé dans cette Eau, et appliqué sur les brûlures, les guérit radicalement. 
Les maux de dents ne peuvent résister à ses vertus s on mêle une cuillerée de cett. 
E«U dans (leux enuterevs a eau ne îontame, et ou prend de ce mélangé dans la bouche , 
que l’on tient aussi long-temps qu’il est possible du côté de la douleur ; il faut aussi 
inf ure extérieurement snr la joue un linge trempé dans cette Eau pure. 

Elle est d’une utilité sans égale anx graveleux, et même à ceax qui ont la pierre 
formée, qu'elle dissout et fait sortir par petits graviers en forme de sable, s’ils prennent 
tous les" jours cinquante à soixante gouttes de cette Eau dans de beau fraîche. 

Posi calmer entièrement les douleurs de la goutte, il faut prendre quatre cuillerées 
ctn{0 ga„ t et faire dissoudre une demi-once de sel commun; on en frotte la partie 
douloureuse/et on y applique un linge trempé dans la même Eau. 

Elle dissipe toutes sortes de viscosités, et raréfie par sa chaleur les vents turbnleo» et 
les tiatemens d’oreilles, en introduisant quelques gouttes de cette Eau avec du coton. 

U fflule innombrable de distillateurs qui ont tenté de contrefaire cette Eau, ayaeï 
s pour té une confusion qui a dû altérer la confiance dn public, il fallait des preuves 
aussi authentiques pour le meure à l’abri d’être abusé à i’avemr. La bonté et Faufilé 
de celîo-ci suffisent pour conserver à Jean-M vais FARINA, tant à Paris qu'à Cologne, 
la célébrité qu’il a acquise, à force de travaux et de peines. 

Les impunies et annonces seront* 
revêtus de la griffe et du cachet 
de Jea.x-Mxru FARINA.